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Laurent Barth, vigneron alsacien, est revenu sur les terres familiales après un parcours d’apprentissage dans des vignobles lointains au début des années 2000. Situé sur la commune de Bennwihr en Haut Rhin, le domaine est modeste en taille ce qui lui permet d’y travailler souvent tout seul. C’est en 2004 qu’il décide de proposer sa propre production au grand public. Et très vite un client fidèle nous en parle, nous sollicitons des échantillons qui nous enthousiasment et nous décidons de le référencer à la Cave, convaincus du potentiel de ce jeune vigneron.
Choix gagnant car Laurent Barth a gagné ses galons de vigneron de talent et a eu la reconnaissance de nombreux guides ou revues d’amateurs ou professionnelles. Sur le Salon, aidé de René Vigouroux, ce client fidèle qui nous l’a présenté et qui l’aide à tenir son stand, Laurent Barth fait un « carton » chaque année et il se classe toujours sur le podium des meilleures ventes. L’accès à certaines de ces cuvées est d’ailleurs parfois limité à quelques bouteilles.
Laurent est un vigneron perfectionniste qui ne semble jamais satisfait de lui et toujours en quête de faire progresser la qualité de ses vins. Son petit domaine, sa faible production, sa notoriété font que Laurent n’aurait nul besoin de venir jusqu’ici au bout du Finistère pour vendre son vin. Mais Laurent est un homme de cœur et qui sait avoir la reconnaissance pour ceux qui l’ont accompagné dès ses débuts. Nous en faisons partie, nous en sommes fiers et c’est pour toutes ces raisons que Laurent met un point d’honneur à traverser toute la France pour vous présenter sa production.
Bienvenue à lui une nouvelle fois en 2017 !!

Le domaine du Novi en Luberon. Ah !! Le Luberon, une région qui fait rêver au point que l’on ne compte plus le nombre de célébrités venues s’installer ici. Une région bénie des dieux. Un nouveau domaine en Luberon, un jeune vigneron Romain Dol prenant la suite familiale et se désengageant de la cave coopérative, un domaine de 13 ha plantés de 11 cépages, un terroir frais, une cave construite au cœur même de la roche, un premier millésime en 2014, la première commercialisation en 2015. De quoi solliciter notre curiosité car à la Cave de Bacchus vous savez que l’on aime ces challenges. Donner la chance à de jeunes vignerons de trouver une clientèle, participer à leur aventure, quoi de plus excitant ?
Aussi l’an dernier Romain Dol participa à son premier Salon des Amis de Bacchus et il faut bien le dire , le succès fut au rendez-vous. Beaucoup de belles ventes laissant augurer d’un avenir radieux pour ce jeune vigneron talentueux.
A la cave le succès ne se dément pas tout au long de l’année. Récompense méritée, le domaine est encensé dans un numéro spécial vins d’un hebdomadaire. Il est coup de cœur sur l’appellation du Luberon. Pour être sûr d’avoir du vin sur notre salon nous avons passé notre commande dès le mois d’août. Ouf !!
Les vins possèdent ici un très bel équilibre, une justesse de goût et d’expression. Le terroir frais confère une minéralité donnant aux vins une grande buvabilité. Le succès des ventes va se confirmer au Salon cette année, nous en faisons le pari. … Nous sommes heureux de l’avoir découvert et de vous avoir fait partager notre coup de cœur l’an dernier et de vous re proposer cette année les vins du domaine et la présence de Romain Dol…

De la bière artisanale ! Et de la très bonne, avec la brasserie La Dilettante, qui nous vient tout droit de Vannes. Créée en 2015 par Jean-Baptiste Moreau, qui passe de la musique au brassage, elle fait partie de la vague de renouveau que connaît le monde brassicole français depuis quelques années : de l’artisanal, du bio, du goût, de l’expérimentation et de l’innovation au programme ! Jean-Baptiste est rejoint en janvier 2017 par Pierre Le Nen qui, après avoir créé une cave à vin devenue l’une des références parisienne, s’est décidé à passer côté production.

Totalement intégrée à la mouvance « craft beer » qui secoue la France, La Dilettante créée des bières assez marquées par le houblon mais qui ne manquent jamais de finesse. La gamme permanente est basée sur trois bières (La Flemme, blonde type pale ale, La Fièvre, ambrée type red ale et La Fougue, une IPA) qui se démarquent par leur finesse et leur forte buvabilité !
La brasserie sort également des bières saisonnières et des expérimentations qui permettent de varier les plaisirs ! A noter sur le salon, une lager, afin de vous réconcilier avec ce style trop souvent décrié pour manquer de caractère, et un New England IPA, LE style ultra fruité venu d’Amérique à la pointe de la mode brassicole en ce moment, une première en Bretagne !

Que vous soyez un cador zythologue averti (le simple fait que vous connaissiez ce mot tendrait à le prouver !), que vous soyez un simple curieux avide de découvrir le milieu de la bière artisanale bretonne ou que vous ayez simplement une large soif, venez déguster La Dilettante et échanger avec Pierre sur le salon. Vous verrez, on attrape très très vite le virus !

Et enfin, à ceux qui se demanderaient : « mais quand déguster ces bières dans le salon de vins » ? La réponse serait : quand vous voulez ! Au début, pour vous mettre les papilles en éveil, grâce à la fine amertume des houblons, à la fin, pour vous remettre le palais d’aplomb après l’avoir chargé par les gros rouges massifs et les liquoreux ! Les bières de La Dilettante, c’est comme les blancs secs vifs et minéraux : elles vivifient plus le palais qu’elles ne le fatiguent !

Château Bas. Au cœur de la Provence, à Vernègues, Château Bas est un domaine qui baigne dans l’Histoire ! Il s’étend en effet sur une ancienne cité romaine dont le temple, vraisemblablement dédié à une divinité de l’eau, dresse encore fièrement ses ruines. Le Château en lui-même trouve ses origines au XVe siècle. Avec tout ça, inutile de dire que les fouilles se succèdent et que le lieu fait la joie des archéologues.
Mais le vin dans tout ça ? La viticulture et la vinification ont été confiées en 1996 à Philippe Pouchin et Marie Lottin, qui ont tout de suite saisi l’importance de faire prévaloir la qualité sur la quantité : travail en agriculture bio depuis 2010, enherbement, respect de la biodiversité… Et surtout observation permanente ! Agir où il le faut, comme il le faut, avec finesse et précision, afin d’agir le moins possible. Le traitement le plus efficace est encore celui que l’on n’a pas à réaliser ! Paradoxe apparent mais logique de la tenue d’un vignoble en accord avec les rythmes naturels !
Le travail au chai suit cette même logique : respecter la matière première en laissant le temps au vin de se faire ! Ne pas le brusquer, l’accompagner, avec finesse et précision. Les élevages sont ainsi longs, même pour les cuvées d’entrée de gamme élevées en cuve. Et chaque geste est mesuré, pesé avec soin. Philippe Pouchin parvient ainsi à produire des vins de haute précision, et s’il fait honneur à la qualité déjà connue des rouges du Sud, c’est par sa capacité à produire de grands blancs et de grands rosés de garde qu’il étonne ! Car oui, les blancs et les rosés de Château Bas peuvent se garder en cave, au moins pour la cuvée du Temple. Pas quelques petites années. Une vraie garde longue ! Nous avions cette année à la cave une cuvée du Temple Blanc 1996 et Rosé 2004. Deux vins dont la dégustation bluffe et que Philippe Pouchin s’amuse à servir à l’aveugle aux journalistes de passage au domaine dans le cadre de verticales. Alors, pensez-vous, ces magnums de Temple rouge 2005 que nous proposerons au salon, ce sont des jeunots en comparaison !

Le Champagne Barrat-Masson est né en 2010 : point de départ d’un projet de vie commun à Aurélie, œnologue, et à Loïc, vigneron. Deux passionnés de vigne et de vin qui souhaitent par dessus tout élaborer des Champagnes de qualité !
Convaincu de la richesse de la Nature, ils ont fait le choix de conduire les vignes en agriculture biologique pour respecter leur terroir et permettre aux vins de révéler toute leur personnalité.
Fidèle à leur Image, Aurélie et Loïc réhabilitent les anciens bâtiments du corps de ferme familial pour y installer leur pressoir, un traditionnel Coquard, une cuverie, un chai et une cave.
Les champagnes Barrat-Masson sont ainsi élaborés au rythme de la Nature pour atteindre la qualité escomptée.
Le terroir des Champagnes Barrat-Masson s’étend sur sept hectares conduits en agriculture biologique, de Villenauxe-la-Grande à Bethon, avec 90% de Chardonnay et 10% de Pinot Noir.
Dès 2005, Loïc reprend l’exploitation familiale de Bethon sur laquelle les désherbants laissent rapidement place à la charrue, la viticulture raisonnée de précision va amorcer la conversion à la viticulture « bio » en 2009, soutenu par Aurélie qui prône la viticulture respectueuse de la nature.
Loïc est un viticulteur qui adapte son outillage à ses besoins afin de mieux respecter les sols, d’être plus performant dans la protection des vignes.
Il pratique la viticulture de précision et de rigueur que demande le « bio » pour récolter des raisins de qualité. Il veille constamment sur les vignes tout au long de la campagne viticole afin de pouvoir réagir au moindre besoin de la plante.
Aurélie s’attache à faire s’exprimer le meilleur des raisins amenés à une maturité optimum: elle veille au moindre détail, depuis l’arrivée des raisins au pressoir jusqu’à l’expédition des bouteilles.
Choisi pour la qualité des jus qu’il produit, un pressoir traditionnel Coquard est installé dans l’ancienne grange. Le fractionnement affiné de chaque marc est à l’origine de l’image détaillée du parcellaire qu’Aurélie tient à mettre en valeur.
Elle travaille notamment avec des cœurs de cuvée et vinifie chaque parcelle séparément à la fois en cuve inox, en fût de chêne et en demi-muid afin d’obtenir une multitude d’images de son parcellaire. C’est au moment des assemblages que cette richesse de vin permettra de réaliser des cuvées de précision et pleine de caractère.
Aurélie est la moins interventionniste possible et laisse les vins s’ouvrir au fil du temps, le plus paisiblement possible au rythme de la nature.
Même le dégorgement est fait dans le respect de la tradition, à la volée.
L’assiduité de Loïc au vignoble et l’accompagnement des vins d’Aurélie, permettent aux Champagne Barrat-Masson d’atteindre une qualité gustative remarquable, et ce, dans une grande naturalité.

Toujours dans l’idée que notre travail est d’accompagner des vignerons en devenir, nous avons décidé de référencer les Champagnes Barrat Masson suite à dégustation évidemment mais aussi car la démarche nous plaît. Celle d’une agriculture bio dans une région difficile pour ce type de pratique, celle d’un parti pris qualitatif, d’un domaine à taille humaine qui permet le respect de la tradition. Les champagnes sont ici d’une grande pureté, d’un éclat cristallin avec une grande droiture en bouche.
Loin des champagnes de maisons prestigieuses dont on se demande si le prix payé à la bouteille est le reflet d’un travail ou la contribution à des opérations marketing de grande ampleur, ici le Champagne est vérité car ce petit domaine ne peut se tromper, ne peut tromper le consommateur sous peine de disparaître rapidement.

Nous souhaitons être les ambassadeurs de cette vision de ce produit d’exception qu’est le Champagne. Ils ont eu un beau succès sur le salon l'an dernier, succès confirmé en cave tout au long de l'année. Nul doute que celui-ci sera confirmé pour cette 19e édition.

Domaine Jean David à Séguret (Côtes du Rhône). Jean David est un vigneron plus que confirmé, installé à Séguret depuis 1985, il vient d’une vieille famille paysanne locale. Après avoir repris le domaine qui livrait jusqu’alors les raisins à la coopérative locale, il fait partie des pionniers de l’agriculture biologique dans la région, étant en bio depuis 1987 et emmenant dans son sillage toute une flopée d’autres vignerons locaux, parmi lesquels des personnalités telles que Marcel Richaud. Il faut dire qu’au-delà du simple mot, le respect de l’environnement et du raisin ont un vrai sens pour Jean David.
Amoureux des très vieilles vignes de grenache dont il dispose sur ses 17 ha de beaux terroirs proches de l’Ouzève (pour les Côtes-du-Rhône) et des Dentelles de Montmirail (pour les Séguret), il cherche à mettre ce cépage en avant dans ses vins.

Le domaine est bien loin d’être une industrie et une grande partie des travaux sont faits à la main. Bien éloigné de toute solution « toute prête », il affirme haut et fort que le travail doit s’adapter à chaque millésime en se basant sur l’observation afin de produire les plus beaux raisins possibles. Toutefois, certaines choses restent constantes : pas de désherbant, pas d’engrais de synthèse ni de pesticide chimique, un labour superficiel dans l’interligne et un enherbement sous le rang, une attention extrême apportée à la taille en hiver, car c’est elle qui va déterminer l’évolution de toute la vigne durant l’année.
Le travail en cave est du même acabit : observer, écouter, s’adapter, tout en respectant une matière première que l’on a rendu la plus belle possible. Le vin s’est avant tout fait à la vigne ! Utilisation des levures indigènes, pas d’action mécanique forte, tout est fait de manière simple et sans artifice œnologique. Amateur de vins structurés, Jean David n’hésite pas à ne pas égrapper ses raisins, ce qui leur confère une aptitude à la garde marquée, y compris pour ses « simples » Côtes-du-Rhône.

Bien conscient de la très grande diversité de ses terroirs, il décline ses cuvées selon leurs origines, comme le démontrent ses deux grandes cuvées aux noms évocateurs : « Les Levants » et « Les Couchants », deux vins à la personnalité bien démarquée !

Bien que travaillant avec le domaine à la Cave depuis longtemps, c’est sa première venue sur le salon et nous sommes très heureux de les accueillir afin de partager leurs très beaux vins, d’un rapport qualité/prix assez bluffant !

Le domaine de la Bonne Tonne à Morgon. C’est rare qu’un représentant de la région du Beaujolais se déplace au Salon car beaucoup de domaines sont occupés à la préparation de l’opération du Beaujolais Nouveau et donc peu disponibles aux dates de notre Salon. Au domaine de la Bonne Tonne pas de Beaujolais nouveau donc pas ce problème. C’est donc avec un très grand plaisir que nous les accueillons de nouveau, un an après vous les avoir fait découvrir au salon 2016.

Le « Domaine de la Bonne-Tonne » est situé au pied de la colline du Py à Morgon et le domaine est présent depuis 6 générations sur la commune. Il propose 3 cuvées : AOC Morgon « Côte du Py », AOC Morgon « Les Charmes », Beaujolais Blanc. Depuis 2003 le domaine est travaillé en agriculture biologique et depuis 2007 il pratique la biodynamie mais sans certification.

Le domaine mérite qu’on s’y attarde. Depuis 2003 en agriculture biologique c’est un domaine qui ne compte que 4 ha sur lequel travaillent Marcel, son fils Aurélien et la jument Caline la jument comptoise pour le labour des vignes. Aujourd’hui, le domaine est en phase de transition : Marcel Grillet arrive à l’âge de la retraite et c’est sa fille, Anne-Laure, accompagnée de son mari Thomas, qui mènent l’exploitation.
Si le domaine n’est pas connu, reconnu c’est que Marcel Grillet est un discret, un paysan dans l’âme tourné vers sa terre et son travail à la vigne et au chai. Les médias ici on ne connaît pas. Louable comme démarche mais risquée dans une période où le Beaujolais n’a pas bonne presse.
Pourtant le domaine possède de très sérieux atouts. Des vignes plantées à 10000 pieds/ha, des pieds de vignes conduits en taille « gobelet », une taille courte pour de petits rendements, Caline la jument pour un labour qui ne tasse pas les sols, des climats sur Morgon très réputés « Les Charmes » et « La Côte du Py » et des tarifs qui restent bien en deçà des stars de l’appellation.

Des vins francs, sains, d’une élégance folle, très représentatifs de ce qu’est un très beau Morgon, qui ont très largement trouvé leur public sur le salon et à la cave : en un an, c’est devenu l’un des domaines incontournables de la boutique, de ceux pour lesquels, à la moindre rupture de stock, nous recevons de vigoureuses protestations !

Morgon est une grande appellation du Beaujolais et de France, et ce petit domaine est un bel exemple de ce que nous, cavistes, devons, entre autres, promouvoir. Des domaines à taille humaine, qui ont un passé riche et qui travaillent sainement, proprement, avec un respect profond de cette terre et qui ne peuvent élaborer que des vins sincères pour notre plaisir, pour le vôtre les 11 et 12 novembre !

Honneur au domaine qui n’a jamais manqué une édition de notre Salon ! 19 ans de fidélité, 19 ans de collaboration sans ombre, c’est toujours un plaisir d’accueillir Nanou et Philippe, quelquefois leurs enfants à Brest sous le ciel breton. Ils font évidemment partie des domaines « permanents » du salon.
Philippe Naddef a appris le métier de vigneron et s’est pris de passion pour la vigne et le vin durant les 3 années passées au Domaine de Voguë à Chambolle Musigny.
C’est en 1983 qu’il reprend à son compte 2,5 hectares de Gevrey-Chambertin provenant du domaine familial créé à l’origine par son grand-père. Depuis le Domaine s’est étendu sur les terroirs de Fixin et Marsannay et produit 12 appellations sur 6 hectares.
Le vignoble de 6 hectares ( 0,70 ha de chardonnay, 5 ha 30 de pinot noir) est constitué de 33 parcelles. Les vignes sont taillées en Guyot simple ou en Cordon de Royat en fonction de l’âge et de la productivité des ceps.
Ici on pratique la lutte raisonnée, aucuns herbicides, ni engrais chimiques ne sont utilisés, toutes les vignes sont labourées plusieurs fois dans l’année.
Pour optimiser la maturité des raisins, les vignes sont effeuillées manuellement et une vendange verte est effectuée si les rendements semblent trop importants.
La vendange est entièrement manuelle et, si nécessaire un tri est fait à la vigne.
Pour les vins rouges les raisins cueillis sont transportés en caisses et éraflés à 100 %. La vinification débute par une macération à froid pendant 8 à 10 jours et se poursuit par une fermentation alcoolique de 1à à 15 jours, sans jamais dépasser la température de 33 °c.
Pour les vins blancs les raisins cueillis sont transportés en caisses et directement pressés après un léger foulage. Les moûts obtenus sont sélectionnés et débourbés 36 heures après.

La fermentation alcoolique se fait à basse température (maxi 18°c) sur lies fines, en fûts pour les appellations village et en cuves inox thermo régulées pour les régionales.
C’est dans une cave du XVIIème siècle que tous les vins du Domaine sont élevés en fûts de chêne, sélectionnés parmi les meilleures forêts françaises.

Le pourcentage de fûts neufs varie d’une appellation à l’autre.

Seul le Marsannay Rosé reste en cuve inox, jusqu’à la mise en bouteilles.
De la conduite de la vigne, à la vendange manuelle jusqu’à la mise en bouteilles, dans un souci constant de qualité, c’est tout un travail de patience et de passion qui est réalisé.
Le domaine Naddef en est à sa 19ème participation au Salon des Amis de Bacchus. Autant dire qu’ils sont les plus anciens, les plus fidèles à notre Salon. Les clients connaissent bien leur production et certains sont des aficionados qui en achètent chaque année. Nanou et Philippe Naddef vont cette année vous présenter le millésime 2015 qui est un « gros » millésime et qui va donc forcément attirer les nombreux amateurs de Bourgogne.
Et pour déguster de temps en temps quelques « vieux » flacons de leur production je peux vous dire que le jeu vaut la chandelle d’en stocker quelques belles quilles au fond de sa cave. Dernièrement c’est un simple Marsannay rouge 1993 qui a ravi tous les convives autour de la table. Si vous souhaitez mettre en cave quelques grands Bourgognes pour vos enfants ou petits enfants nés en 2015, foncez, vous ne serez pas déçus….

Domaine Sainte Léocadie en Minervois
Un Salon des Amis de Bacchus sans Alain Gourdis et ses fameux cèpes qu’il arrive à dénicher quasi chaque année du côté de la Ferme Quentel ne serait pas un Salon réussi. Alain est l’une des personnalités les plus attachantes du salon et c’est souvent lui qui établit le lien entre les nouveaux et les anciens vignerons participants du Salon. Toujours d‘humeur joyeuse et grand amoureux de la vie, vous ne pouvez pas le rater et vous n’échapperez pas à une dégustation sur son stand qui sera, comme d’habitude, un grand moment de partage, d’amitié et de convivialité..
Il était une fois….. La grande guerre de 1914 à 1918 vient de se finir. Un jeune vigneron, Fernand Averoux, installé aux pieds de la montagne noire, dans le petit village d’Aigne, à deux pas du village médiéval de Minerve, décide de vendre son vin en bouteille. Il produit des vins de si bonne qualité qu’il obtient plusieurs distinctions et médailles aux grands concours de l’époque. C’est le succès. Il le place d’ailleurs sous les auspices de la très Sainte Léocadie, dont une petite statue placée sur le pignon du vieux chai protège la vigne. Mais l’histoire en décide autrement et le second conflit mondial vient perturber cette marche en avant.
A l’issue de cette grande épreuve, les affaires sont plus difficiles et ses enfants rejoignent la coopérative du village.
En 2002 son petit fils Thierry Bonnel avec sa femme Anne, qui ont repris le flambeau depuis peu, décident de quitter la coopérative.
Thierry amoureux de son métier est un puriste. Il cultive de si jolis raisins qu’il a du mal à voir son produit partir dans l’anonymat d’une production collective. Ils investissent alors pour construire un cuvier moderne, équipé de cuve thermo-régulées et de tout le matériel moderne nécessaire pour élaborer des bons vins. Ils s’endettent lourdement.
Ils produisent alors un délicieux premier millésime mais n’ayant pas de marchés pour de la bouteille, et pas de moyens financiers, ils vendent leur production en vrac au négoce régional.
Thierry, fier de ses origines, arrive pourtant à mette une de ses meilleures cuves de Syrah et de Grenache en bouteille. C’est seulement quelques dizaines de bouteilles qu’il va produire avec l’étiquette de son grand père, la cuvée Fernand Averoux. L’hommage à cet aïeux est très réussi et ne sera vendu qu’au caveau ou passe les touristes l’été et dans l’épicerie de sa sœur située dans le si beau village médiéval de Minerve.
C’est là que dans le courant de l’été 2003, passe pendant ses vacances, Alain Gourdis, marchand de vin dans la région de Saint Emilion et amoureux de bons vins. Il achète une bouteille à l’épicerie pour son pic nique. Devant la grande qualité de cette cuvée Fernand Averoux, il décide en ce début d’après midi ensoleillé d’aller rendre une visite au domaine.
Arrivée à 14h, il en repartira à la nuit tombée après un dîner en famille avec Anne, Thierry et leurs enfants alors en bas âge. Le coup de foudre, pour la famille et pour toutes les cuvées alors dans des grandes cuves qui attendent preneur. Tout est bon, tout est dégusté. On fait connaissance et on discute beaucoup. Thierry n’a pas encore idée des assemblages possibles, des cuvées différentes qu’il est possible de produire. Tout est à faire, une gamme, les étiquettes et la tache semble immense à Anne et Thierry qui n’ont pas d’expérience en ce domaine. La situation financière est tendue et il va falloir trouver des solutions.
Alain va penser qu’il ne faut pas les abandonner. La semaine suivante, il revient avec son ami et compère Jean Christophe Meyrou, grand commercial international et directeur d’un grand château dans la région Bordelaise.
Débute alors une aventure d’amitié, de partage des peines et des joies. Très rapidement les terroirs et leurs productions sont bien identifiés et donnent naissance à une gamme, les étiquettes sont crées et les premiers clients enthousiastes suivent.
Les 28 ha de vigne produisent chacun des vins différents à partir des cépages Syrah, Grenache, Carignan, Mourvedre pour les rouges et le rosé, et Marsanne, Vermentino (rol) et Muscat pour le blanc.
Le terroir est situé dans les mourrels : une alternance de bancs de grès, de calcaires et de marnes se traduisant par une succession d'arrêtes rocheuses couronnées de garrigues séparant des dépressions dont les pentes parfois abruptes sont plantées de vignes.
Après presque 10 ans d’effort et d’amélioration, grâce aux compétences de chacun des trois amis, le domaine Sainte Leocadie est vendu chez les bons cavistes et les bons restaurants, en France mais aussi au Japon, au Brésil, au Mexique, en Europe, au Canada, en Asie, aux Etats-Unis ou il obtient même une grande distinction au Wine Spectator, le grand magazine du vin, comme « meilleur rapport qualité prix du Languedoc » avec son millésime 2008.
Le domaine est maintenant sur les rails et pour officialiser cette aventure et cette union, Jean Christophe et Alain ont décidé de prendre un tout petit bout de vignoble avec Anne et Thierry.
Toute la gamme, du « Leukadios » rouge, rosé ou blanc qui apportent un plaisir simple et immédiat au palais, en passant par la cuvée « Les Clauses » plus structurée pour finir par la grande cuvée « Fernand Averoux » qui explose de fruit, tout les vins sont là pour donner du bonheur et du plaisir.
L’aboutissement de tout cela pour le moment en sera la cuvée Eden.
Une cuvée issue des plus vieilles vignes de Syrah et Grenache, d’un véritable jardin sur un sol minéral aux pieds de la montagne noire, à l’orientation parfaite et aux nuits fraîches.
Depuis un moment les trois amis pensaient qu’il y avait matière à élever une super cuvée en fût. Mais les moyens manquaient. Grâce au réseau d’amis, en 2010 il a été possible d’acheter à bon prix des tonneaux de grands tonneliers, ayant servis une campagne de 12 mois dans un très grand château du Libournais.
Après 15 mois d’élevage dans une cave aménagé dans les vielles caves du vieux village d’Aigne, la cuvée des trois « copains », leur vieux rêve voyait enfin le jour. Comme ce ne sont pas de tristes compagnons mais de joyeux compères, il leur sembla que pour fêter cela ils iraient courir comme au temps premiers dans ce jardin d’Eden. L’étiquette de la cuvée en attestera pour la postérité.

Le domaine du Bouscas… Ah !! Le domaine du Bouscas de Claudine et Floréal Roméro c’est une saga comme il n’en existe qu’au cinéma. Je pense que leur vie et leur parcours de vignerons mériterait un scénario de film tant les malheurs, les bonheurs, les échecs, les réussites, les espoirs, les déceptions se succèdent ici à un rythme soutenu.

Pourtant dans ce coin du Gers le paysage bucolique et loin de toute agitation appelle au bonheur. De fait entre Toulouse à l’est et Bordeaux à l’ouest, Agen au nord et Pau au sud, le département du Gers est une terre de passages et de brassages culturels. C’est une île au centre du Sud-Ouest, encore vierge et aux parfums de paradis. Ici, pas d’autoroutes, pas de voix ferrées, pas d’industries mais la nature à perte de vue, vallonnée et faisant face à sa grande sœur : Les Pyrénées.

C’est au cœur de ce pays aux mille châteaux que le petit Bouscas fait valoir plus de deux siècles d’existence. Avec 12 hectares de vignes dont 9 sont en production, avec des prairies, des bois et délimité par deux ruisseaux, ce domaine est un havre de paix. Avec de faibles rendements et entièrement conduit en Bio-dynamie depuis l’installation en 2001, situé au cœur de la Ténarèze, le domaine « LE BOUSCAS » produit des vins à faibles rendements et le plus naturellement possible. Ce terroir est composé d’argile et de calcaire sous forme de roche, ce qui constitue une excellente terre à vignes.

Floréal est un descendant de Cervantès (écrivain espagnol auteur des fameuses aventures de Don Quichotte). L’encépagement des 12 ha est composé d’ Ugni-blanc 33%, Colombard 25%, Merlot 8%, Tannat 8% et Cabernet Franc 26% en jeunes vignes.

Tout sur le papier est ici réuni pour que l’aventure soit heureuse et riche de joies et bonheurs. Pourtant, ceux qui suivent l’actualité de la Cave depuis une quinzaine d’années savent que ce parcours de vie est loin d’être un long fleuve tranquille. C’est l’histoire cruelle mais oh combien réelle de nombre de domaines agricoles de nos campagnes.

Car Claudine et Floréal sont des poètes, des « gentils » qui ont cru que les autres étaient comme eux. Leur but n’était pas de devenir des millionnaires avec leurs vins du Bouscas mais d’en vivre convenablement dans un cadre de vie qui appelle à la sérénité. Et la sérénité ne fut pas au rendez vous. De galères en galères, le domaine a connu beaucoup de misères avec les banquiers et son destin n’a souvent tenu qu’à un fil. Celui de la solidarité, celui de la Cave de Bacchus par exemple, celui de quelques campagnes mémorables pour solliciter les clients à acheter leurs vins et même à investir dans le domaine.

Pourtant tout n’était pas noir, loin de là. Car le vin, bien que produit dans des conditions difficiles, fut souvent remarqué pour ses qualités. Des sommités du vin comme Philippe Faure Brac, entre autres, en firent de nombreux éloges. Le vin se vend en France, mais aussi en Belgique, au Canada, au Japon…

Mais les banquiers n’en ont cure et filent toujours le domaine au train. Souvent abattus, Claudine et Floréal se sont toujours relevés et pour cette ténacité nous ne pouvons que leur tirer note chapeau.

Pourtant aujourd’hui alors que l’an dernier nous pensions que les ennuis étaient derrière eux ce salon sera sans doute l’un de leur dernier Salon car épuisés à force de se battre Floréal et Claudine devraient ( je dis bien devraient car avec eux on ne sait jamais !! ) passer à autre chose et  mettre un terme dans les 3 ans qui viennent à l’aventure du Bouscas.

Aussi profitez des dernières bouteilles à la vente. Elles vont devenir des bouteilles de collection dans les années à venir !! Et surtout venez sur le salon pour leur apporter votre soutien moral… Car ce n’est pas facile de tirer un trait sur une telle aventure..

Le domaine du Clos de l’Elu c’est Thomas et Charlotte.

Thomas. C’est en faisant les vendanges en tant qu’étudiant en Bourgogne que Thomas Carsin découvre sa vocation de vigneron. Lors de ses études en agronomie tropicale, il se spécialise dans le domaine du vin. Deux longs stages en Californie lui permettent d’appréhender la notion de terroir viticole et de s’exercer à la vinification sur un petit domaine de la Sonoma Valley. Diplôme en poche, il peaufine ses connaissances du monde du vin et son expérience de la dégustation à travers le métier de caviste, en plein cœur de Paris avant de décrocher un job en Champagne comme consultant viticole privé, à Reims. Il y reste 5 ans. Le temps pour lui de comprendre l’empirisme viticole, le langage de la vigne et d’approfondir la notion de terroir viticole… mais aussi le début du rejet d’une viticulture trop bien orchestrée. En Provence, dans le Var, il renoue avec la vinification et appréhende la gestion globale d’un domaine viticole, en tant que consultant viti-vinicole au sein d’un cabinet gérant quelques-uns des plus beaux domaines viticoles de Provence.
En 2008 son rêve de vinifier ses propres vins se réalise avec l’acquisition du domaine du Clos de l’Élu, au cœur de la vallée du Layon. Conscient que les épaules d’un vin se dessinent dans les vignes, il s’appuie sur ses connaissances et son expérience tout en laissant vagabonder son intuition pour créer des vins au long cours.
C'est lui qui tient la barre du Clos de l’Élu, donnant le cap, commandant les manœuvres, dirigeant l'équipage !

Charlotte. Après une solide expérience dans les métiers de la communication, Charlotte se lance, aux côtés de son mari, dans l’aventure du Clos de l’Élu. Ses connaissances techniques lui viennent d’abord de son intérêt pour le vin associé à la gastronomie. Le reste, elle l’apprend aux côtés de son mari-professeur, qui n’hésite pas à lui confier l’élaboration de sa propre cuvée : Espérance.
En plus de la gestion administrative du domaine, elle prend part à l’activité commerciale et orchestre tout ce qui est lié à l’image du domaine (packaging, événements, outils de communication…), tout en se dégageant du temps pour mettre les pieds dans les vignes ou en cave !

Depuis que nous référençons les vins à la Cave, le succès ne se dément pas et va même en s'amplifiant ! Après être venus l'an dernier à la circulade vigneronne et au salon de l'an dernier, les voilà de retour à Brest, dans leur Finistère d'origine ! Les vins sont d'une qualité hors norme, bénéficiant d'une attention perfectionniste, tant à la vigne qu'au chai.
Une visite au domaine au mois d'avril, accompagnant Thomas une journée durant dans ses travaux a confirmé ce soin maniaque apporté à chaque détail, mais aussi l'importance pour lui de la transmission des savoirs et la pédagogie dont il fait preuve avec son équipe pour s'assurer que tout soit rien moins que conforme à sa vision.
Car il y a bien une vraie vision du vin au Clos de l'Elu, et c'est peut-être cela qui fait que les vins n'y sont pas seulement très bons mais vraiment Grands ! Des vins riches, mûrs, généreux, qui ne se départissent pourtant en rien de finesse. Des vins pleins de personnalité et que l'on reconnaît.

La production est limitée donc les vins sont vite épuisés. Je pense que Thomas est en passe de devenir, à l'image d'un Richard Leroy l'un des plus grands vignerons de Loire. Nous misons sur lui en tout cas, et les échos médiatiques de l'année passée semble aller dans la direction d'une très grande notoriété ! Précipitez vous…

Le domaine de l’Austral à Puy-Notre-Dame (Loire)

L’Austral, c’est une belle histoire pour un domaine plus que tout jeune, puisque son premier millésime est 2016 ! C’est donc l’occasion pour vous de découvrir une véritable nouveauté, encore dans son jus et en pleine évolution.
Le domaine a été créé par Pauline, originaire de Brest, et Laurent, savoyard. Ils se sont tous deux rencontrés en école d’ingénieur avant d’aller travailler chez Décathlon en tant que concepteurs de chaussures de sport. Mais la vie ne bureau ne leur convient guère, et très vite, ils quittent ce monde pour aller travailler dans différentes fermes en Australie. La rencontre avec trois œnologues australiens les mène au milieu du vin, véritable coup de foudre.

Après une formation d’oenologue à Dijon pour Pauline, ils font leurs premières armes sérieuses au domaine Mélaric, sur l’appellation Saumur Puy-Notre-Dame. Mélanie et Aymeric leur transmettent leur manière de travailler, l’amour pour les vins francs et vivants ainsi qu’une belle première approche des terroirs de l’appellation. Le départ à la retraite de Françoise et Philippe Gourdon (Château Tour Grise) leur permet en 2016 de reprendre 4ha de vignes menées en biodynamie depuis vingt ans. Un patrimoine végétal de tout premier ordre ! L’aventure commence donc et n’en est qu’à ses débuts.

Pauline était cliente à la cave avant de se lancer dans l’aventure, et nous avions hâte de découvrir les vins de son domaine. Une visite sur place au printemps a permis non seulement de confirmer le grand potentiel de l’Austral, mais a renforcé l’envie que nous avions de travailler avec eux ! J’ai été particulièrement impressionné par les blancs et par le rouge issu de la parcelle «Les Vigneaux», à Brossay, sur de très beaux terroirs d’argiles à silex qui apportent au vin une élégance folle. Pauline et Laurent n’ont de cesse de se poser des questions, de remettre en cause leurs certitudes, d’expérimenter, osant même tenter des approches qui surprennent, dans le bon sens, des vignerons plus que reconnus de la région ! Le train est donc lancé sur de bons rails et nous espérons un très bel avenir pour l’Austral, d’autant que l’appellation Puy-Notre-Dame est parmi les plus dynamiques de la région, avec énormément de jeunes installations, toujours très entreprenantes et en quête de qualité. Une saine émulation est en train de se créer et c’est là un terroir à suivre de très près.

Jeune domaine et millésime récent oblige, tous les vins de l’Austral ne seront malheureusement pas présents sur le salon : les blancs sont tous encore en élevage et ne seront pas vendus. Quant à la cuvée de rouge «Vigneaux», elle devrait être en dégustation et en pré-commande, mais le vin n’est pas encore fini et sera livré par la suite. C’est aussi là toute la joie de découvrir la vie d’un domaine en plein mouvement !

Domaine de la Croix Chaptal (Terrasses du Larzac, Languedoc)

Charles Walter Pacaud est de ces vignerons qui, sous couvert d’une grande modestie, savent capter et charmer un auditoire. Au point que l’on oublierait presque de boire ses vins au lieu de ses paroles tant l’homme est captivant. Car le vigneron a une tête bien pleine, passionné qu’il est de vins bien sûr mais aussi d’archéologie et d’histoire.

D’origine charentaise, il choisit les Terrasses du Larzac en 1999 où il vient de trouver « la vigne de ses rêves d’étudiant » ! C’est en suivant des études de viticulture-oenologie à Montpellier, dans les années 70 à 80, qu’il découvre le formidable potentiel des terroirs du Languedoc. L’envie de créer son propre vignoble se faisait de plus en plus intense. Tout son parcours professionnel n’a été qu’expériences acquises aussi bien en France qu’à l’étranger dans le seul but de réaliser ce rêve. Mais laissons parler Charles :

« Sur cette parcelle, au milieu des bois, un kaléidoscope de 10 types de roches différentes : du grès permien issu de la première compression remontant à 240 millions d’années côtoie du basalte datant de seulement 100 000 ans et aussi trois types de calcaires (jurassique, crétacé et calcaire à huîtres), deux types de schistes (bleu et gréseux), deux types de granit (bleu et rose), un peu de pierre ponce et du silex… Jamais je n’avais vu un tel terroir ! J’étais sûr que la minéralité et la fraîcheur seraient au rendez-vous. Ma vigne m’attendait ici, sur cette première terrasse géologique qui surplombe la Lergue (principal affluent de l’Hérault) avec son gourp boisé où j’aime flâner et humer les odeurs de garrigue, thym, laurier, sous-bois et/ou champignons (en fonction des saisons) tôt le matin ou au crépuscule, ou encore mieux, après un orage… ce « gourp » (sorte de rivière sèche, rappelant un oued) qui apporte aussi une fraîcheur bien appréciée en été.
Lorsque je sors de ma cave dont le bâti remonte au XIIIe siècle, je vois toute la ligne de crête du Larzac. Je ne m’en lasse jamais.

J’aime raconter la géologie de ce territoire unique à mes clients. Je dis bien unique car il n’y a pas d’équivalent en France. J’aime aussi leur faire visiter des lieux procurant de fortes émotions comme le Pont du Diable, Saint-Guilhem le Désert et l’abbaye de Gellone dont les moines bénédictins ont été les premiers à redécouvrir le potentiel de mon terroir en replantant la liane sacrée dès le début du IXe siècle. Pour cela, j’effectue un périple qui nous conduit de Cambous à Ceyras, en passant par la chapelle de l’Hortus (XIe), puis par Saint-Félix-de-Lodez, Jonquières, Montpeyroux, Saint-Jeande- Fos. Nous retournons ensuite au domaine en passant par la chapelle Saint-Sylvestre entre Puéchabon et Aniane puis Gignac et Saint-André de- Sangonis. Ils ne parlent plus, ils ne posent plus de questions, ils sont époustouflés !

Lorsque je suis arrivé dans les Terrasses du Larzac, j’ai été très bien accueilli par mes confrères qui, depuis, sont devenus des amis. Une telle fraternité, une telle entraide nous invitent à donner à notre tour ; c’est aussi ça la force des Terrasses du Larzac : partager, progresser… Donc, quand on a connu un accueil aussi chaleureux, on a envie de faire découvrir à notre tour la magnificence de ces paysages. Un plaisir sans cesse renouvelé. »

Tout est dit sur la générosité du vigneron, de l’homme. Pour avoir visité en avril dernier sa région avec des amis et reçus chez lui, je peux vous dire que ce qu’il dit plus haut est véridique. Charles a su nous faire partager cet amour de son terroir, de ses vignes, de sa région, de son histoire en une après midi mémorable où il nous a, tel un guide touristique, fait profiter de cet environnement pour finir en apothéose par une dégustation dans son chai. Mémorable..
Charles est devenu au fil des années un vigneron incontournable de notre salon et je lui ai proposé de devenir un « permanent » de celui-ci. Il le méritait bien, il a accepté et nul ne s’en plaindra. Si vous ne le connaissez pas encore, un passage sur son stand est indispensable. Vous tomberez sous le charme, vous aussi….

Le Domaine de Rapatel

Le domaine de Rapatel ferait presque figure « d’ancien » sur notre Salon tant la présence, le charisme et la personnalité de Gérard Eyraud marquent chaque année les visiteurs du Salon. En quelques années Gérard a su se rendre incontournable et nos clients le lui rendent bien. En effet, le domaine est maintenant dans le top 3 des ventes du salon et à la Cave le succès ne se dément pas non plus. Gérard est à l’image de ses vins. Le premier contact peut être intimidant, déconcertant mais une fois que la carapace de cet ancien torero se fend beaucoup d’humanité, de sensibilité, de timidité émergent. De ce personnage fort et haut en couleur émane en fait une grande douceur et une âme aux émotions à fleur de peau. On ne sort pas intact d’une rencontre avec Gérard.
Aux portes de la Camargue, entre Nîmes la romaine et Arles la blanche s'étend le Domaine de Rapatel. Tour à tour baigné par le soleil et battu par le Mistral à longueur d'année, son terroir aux vertus minérales uniques donne des raisins à forte concentration.

Le domaine de Rapatel fut créé par le Grand-Père de Gérard Eyraud en 1905, pour faire son vin et élever des agneaux de Nîmes, sur les terres de l’ancienne ferme d’un monastère, dont il conservera ce nom qui lui va si bien : Rapatel, « chaud soleil » en Catalan.
La fin des années 1950 marque un premier tournant, lorsque le domaine est amputé de sa moitié par la volonté de l’état, qui développe l’aérogare de Garons. Le Grand-Père n’y survit pas, c’est le père de Gérard qui reprend Rapatel. Les agneaux laissent la place à la culture maraîchère en plein champ, le négoce à la coopérative.
En 1979, Gérard Eyraud reprend le domaine. Parce qu’il n’imagine pas faire autrement, amoureux de sa terre, il la rend à la nature et à la vigne sans jamais la souiller de chimie. Dix ans plus tard, il pose sa signature sur ses premières cuvées en bouteille.
Avant cela, Gérard menait une autre vie. On devine son passé de torero dans sa manière de conduire la vigne, avec ce mélange de guerre et d’art. Et lorsqu’on ouvre une bouteille, c’est l’éclat d’un opéra qui s’échappe, avec la puissance d’un Ténor et la finesse de la grande musique. Et voilà l’homme, qui tel le couteau camarguais, conjugue avec élégance le tranchant de la lame, la solidité et le raffinement.

Le propriétaire des lieux, Gérard Eyraud, un viticulteur passionné par ses terres y mène ses vignes en phytothérapie. Cultiver naturellement, pour lui ce n'est pas une science nouvelle mais une évidence !

De ce mélange d'amour et de soleil naissent des vins aux saveurs authentiques dont toutes les subtilités s'exhalent au moment tant attendu de la dégustation.
Chaque parcelle est vendangée et vinifiée séparément. Les élevages, en cuves de fibre de verre ou cuves béton, durent plusieurs années, parfois 5 hivers pour certains jus.
C’est seulement après ces années que Gérard Eyraud sait quelles cuvées seront finalement créées. Et gare au jus qui ne serait pas totalement parfait au goût du vigneron, il n’entrera pas dans sa Grande Signature, quitte à "sauter" plusieurs millésimes !
Il arrive même que Gérard se fâche avec son raisin. Alors comme dans les histoires d’amours passionnées, il faut parfois s’éloigner, ne plus se voir, pour mieux se comprendre et se retrouver.

Le vin de Rapatel, c’est du raisin pur, et beaucoup de passion. Pas de levures, pas de soufre, pas de bois, du raisin ! Et dans toutes les bouteilles du domaine vous trouverez la patte de Gérard Eyraud, son âme, sa sensualité. Indéfinissable, mais parfaitement reconnaissable.

Ses vins, comme je l’ai dit, sont à cette image. Entiers, sous une approche brutale, un peu sauvage, en bouche le vin devient une évidence et sous une attaque puissante le vin sait ensuite vous caresser le palais dans une longue étreinte. Que dire de plus ? Si ce n’est que le vigneron est intransigeant. De sulfite il n’y aura point dans mes vins hors ceux qui y sont naturellement a-t-il érigé en principe de base. Gérard a toujours travaillé ainsi, se passant des sulfites mais pratiquant des élevages très voire très, très longs ce qui permet une stabilisation des vins. Sur le salon, vous trouverez du 2010, du 2009... Tout ce que déteste le comptable mais Gérard n’en fait qu’à sa tête et il a bien raison pour notre plus grand bonheur.

Gérard est donc un vigneron haut en couleur et si vous ne le connaissez pas encore vous en aurez l’opportunité les 11 et 12 Novembre prochains. Vous ne le regretterez pas…

 Château Guibeau en Puisseguin Saint-Emilion

L'histoire de cette propriété est très romantique : après avoir participé à la conquête du Mexique avec Maximilien sous Napoléon III, un ancêtre de Brigitte s'est établi à Mexico où il a épousé une française.
En 1930, un des ses petits-fils, Henri Emile, quitte l'hacienda familiale pour faire ses études d'ingénieur agro en Suisse. Suite à des soucis de santé, le jeune homme est envoyé en convalescence chez le curé de Puisseguin qui était en relation avec la famille.
Dans ce petit village, Henri Emile est doublement séduit : d'abord par une jeune fille, Yvette, sa future épouse, dont la famille possède le Château Guibot La Fourvieille, puis par le Château Guibeau, mitoyen du Château Guibot La Fourvieille, qu'il acquiert en 1936.
Le mariage d'Henri Emile et de Yvette réunit les deux propriétés qui forment aujourd'hui une seule entité de 45 ha en appellation Puisseguin Saint-Emilion pour 38 ha et Castillon Côtes de Bordeaux pour 7 ha.
Henri, le fils d'Henri Emile dirige le vignoble et modifie les techniques de vinification jusqu'en 2009, date à laquelle il confie la propriété à sa fille, Brigitte et à son gendre, Eric.

La propriété se partage en 2 types de sol :
- Une partie argilo calcaire sur sous-sol pierreux.
- Une partie argilo limoneuse avec des éboulis de calcaire.
Toutes les conditions sont réunies pour que les merlots (80%), les cabernets francs (10%) et les cabernets sauvignons (10%) donnent des raisins goûteux, complexes et élégants.

Agriculture biologique sur l'ensemble de la propriété.

Vous leur aviez fait un accueil très enthousiaste lors des deux dernières éditions du salon et nous souhaitions les faire revenir. D'autant que le millésime 2017 aura été très compliqué pour le Château, celui-ci étant tout simplement... inexistant ! Le gel tardif du mois d'avril a grillé toutes les parcelles et il n'y a donc pas de récolte 2017... Les faire venir sur le salon contribuait donc à leur donner un petit coup de pouce et à constituer une trésorerie solide. Car, il ne faut pas croire, ce n'est pas parce qu'on est dans le Bordelais et qu'on a un "Château" et non un "Domaine" que l'on est d'une grande bourgeoisie viticole à l'abri de toute difficulté !

Ils reviennent donc, non seulement avec les succès des années précédentes - les cuvées Justine et A la Vie, encore meilleure que l'an dernier pour cette dernière ! - mais aussi avec Edgar, une petite cuvée en Côtes de Castillon.
Avec, pour A la Vie et Edgar, une opération spéciale : 5 bouteilles achetées, 1 offerte !

Bref, du très bon, du bio, de l'accessible à toutes les bourses... Que demander de plus ?

Domaine du Deffends en Coteaux Varois.
Le domaine du Deffends est un domaine que je connais depuis longtemps et que j’ai dégusté à maintes reprises mais qui curieusement n’est jamais entré dans la sélection de la Cave alors que j’en appréciais les vins. J’attendais sans doute la petite étincelle qui ferait que…
Et au printemps dernier en programmant le voyage dans le vignoble provençal je me suis dit que c’était le moment d’aller sur place et d’en apprendre un peu plus sur le domaine. Et de fait Suzel de Lanversin me fit faire le tour du propriétaire et surtout déguster ses vins. Je connaissais la qualité des vins rouges et donc pas surpris de la dégustation de ceux-ci.
Mais ce qui me bluffa ce fut la dégustation des rosés et surtout des blancs. Le Champ du Sesterce et le viognier de Jean ce sont de superbes vins qui montrent le potentiel de la région à élaborer des vins de gastronomie. Et j’avoue que ce fut l’étincelle que j’attendais et qui me donna envie de référencer le domaine et de vous le faire découvrir sur le Salon.
Le Domaine du Deffends est situé sur les contreforts des Monts Auréliens, en bordure de la voie romaine du même nom. Le sol est calcaire, pauvre et filtrant. Grâce à une déclivité constante et à son exposition privilégiée à l’Est-Sud-Est, le vignoble du Deffends n’a jamais subi les effets du gel. La production est délibérément maintenue à un faible niveau, notamment par une taille courte et, si besoin est, par un enlèvement précoce des fruits.
Domaine familial, conduit par une équipe de passionnés, où l’on s’efforce de mettre en valeur les privilèges du sol et du climat par une politique rigoureuse de la qualité, offrant, ainsi, à l’amateur la sécurité d’un produit qui passe directement de la cave à la table, à l’abri des manipulations et des altérations.
Depuis près de quarante ans, le domaine travaille pour valoriser le terroir et trouver ses expressions particulières dans leurs vins. autour de six cépages différents : Grenache, Syrah, Cabernet-Sauvignon, Cinsault, Rolle, Viognier adaptés au sol argilo-calcaire drainant, idéalement orienté sud-est, et à leur climat méditerranéen.
L’ensemble de notre vignoble est en agriculture biologique (Ecocert).
Le domaine existait très vraisemblablement dès l’antiquité, on y a trouvé les vestiges d’une ferme gallo romaine (pierres, tessons, poteries…) ainsi qu’un sesterce ; mais l’activité était sans doute essentiellement consacrée aux oliviers et aux céréales comme en témoigne l’aire de battage.
Lorsque Jacques de Lanversin l’acquit en 1963, il était à l’abandon depuis longtemps. Les chantiers de jeunesse l’avaient occupé un bref temps pendant la guerre. Son idée était de remettre en culture les terres qui l’avaient été (environ 14ha) en privilégiant la vigne eu égard à la nature (argilo-calcaire) et la pauvreté du sol. Il ne songeait pas alors à vinifier mais à produire un raisin de qualité permettant d’élaborer un vin de qualité.
Dans cette perspective il planta d’abord des Grenaches et des Cinsaults puis, ayant observé de près l’expérience conduite à Rians par l’ancien propriétaire de Château la Lagune, Georges Brunet, il choisit d’associer Syrah et Cabernet–Sauvignon pour constituer la base d’ un vin de garde. Cependant, compte tenu des rendements obtenus, le choix initial qui avait été fait de vendre les raisins du fait de leur qualité était compromis. La loi du degré/hectolitre condamnait à une situation de déséquilibre financier sans issue.
Après avoir vainement tenté plusieurs formules de vente de récolte ou d’association, Jacques de Lanversin comprit qu’il était placé face à une alternative radicale et inéluctable : soit arracher toutes les vignes et semer du seigle pour limiter les coûts d’entretien, soit aller jusqu’au terme de la ligne vigne et vin et construire une cave pour vinifier. Ce qui fut fait. Heureusement le pari sur la nature du sol se révéla fructueux et ces terres pauvres, caillouteuses et apparemment arides produisirent des vins dont la qualité fût vite reconnue. En 1995, la plaine de Saint Maximin, jadis entière dédiée à la vigne, s’est, notamment grâce à l’arrivée du Canal de Provence, reconvertie à la polyculture. Des trois caves coopératives qui rythmaient la vie du village, seule une subsiste, l’Amicale. Demeurent 4 caves particulières : Domaine de Saint Jean le Vieux, Vignoble Arnaud, Domaine Saint Mitre, Domaine de la Batelière. On mesurera l’ampleur de la révolution qui a bouleversé l’agriculture locale en 20 ans.
La production est délibérément maintenue à un faible niveau, notamment par une taille courte et, si besoin est, par un enlèvement précoce des fruits. La moyenne annuelle de production est de 35 hl/ La vigne est taillée en cordon de Royat, et palissée sur deux fils plus fils releveurs. Le vignoble est en culture biologique, certifié Ecocert.
La protection phytosanitaire est faite par des produits naturels (souffre, bouillie bordelaise…) appliqués après observation quotidienne de nos vignes, en lien avec les vignerons locaux et les réseaux de surveillance départementaux.
Le vignoble est peu exposé aux maladies traditionnelles de la vigne. Pas ou peu de cicadelle, de tordeuse de la grappe de flavescence, pas de Black-rot, rarement du mildiou et de la pourriture grise. En revanche la pression de l’oïdium est assez forte mais une bonne dose de vigilance suffit à faire face.
Les vins qui y sont élaborés, leur mode d’élaboration, d’élevage, je vous laisse les découvrir sur le salon avec Anne de Lanversin, l’une des filles de Suze de Lanversin, qui sera présente tout le week end et je n’ai nul doute que chez vous aussi il y aura une petite étincelle sur l’une des cuvées du domaine…